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Deuxième roman prometteur pour Claire Bergeron

Culture

Deuxième roman prometteur pour Claire Bergeron

Alors que son premier roman remporte un beau succès outre-mer, Claire Bergeron en obtient déjà quasi tout autant avec La promesse d’Émile, son second livre sorti le 25 mai dernier aux Édition JCL.

L’écrivaine de Sainte-Rose s’est inspirée d’un fait divers survenu dans un petit village de l’Abitibi, où elle a été maître de poste durant une douzaine d’années.

Lors de la messe de 19h, des policiers sont entrés dans l’église pour arrêter un père de famille. Son procès a révélé une horrible histoire de violence et d’abus de toutes sortes perpétrés sur sa nombreuse progéniture.

«J’ai toujours été marquée par l’impuissance des enfants face à la violence des adultes, explique Claire Bergeron. Pour préserver le plus possible les gens qui ont vécu cette situation, j’ai bien sûr changé les noms et transporté l’action dans un village fictif de la région d’Amos.»

La base

Quand Émile fuit la maison familiale à l’âge de 15 ans, il fait une promesse à sa mère, ses soeurs et ses frères. Il reviendra les chercher pour les sortir de leur enfer. Au début de l’histoire, les lecteurs le trouvent devant une prison, alors que son père en franchira bientôt les portes. Leur rencontre tourne mal et l’on remontera alors le récit d’un climat familial pourri, à travers notamment des personnages d’Esther, l’avocate d’Émile et du curé de la paroisse.

«Je savais que c’était une histoire à la fois bien réelle et très dure. C’est pourquoi j’ai mis beaucoup d’amour, d’amitié et d’entraide de la part, entre autres, de la communauté», souligne Claire Bergeron.

Succès surprise

En plus d’avancer son prochain roman, qui racontera les péripéties de trois femmes au début du 20e siècle, l’auteure savoure la réussite de Sous le manteau du silence, son premier livre.

Publié sous trois jaquettes différentes en raison de son succès, il s’est installé en tête des ventes à l’été 2011 chez Québec Loisirs et au Salon du livre de Paris, en mars 2012. Cet été, il était classé au 9e rang des best sellers de France Loisirs, avec plus de 40 000 copies vendues. Les Éditions De Borée, une maison française, ont acheté les droits pour une parution en grand format à travers tout l’hexagone au printemps 2013.

Destins croisés

Installée sur le boulevard Marc-Aurèle-Fortin depuis 1993, l’infirmière de formation n’a jamais oublié qu’elle avait constaté le décès du grand peintre lavallois, alors qu’elle était de garde à l’hôpital de Macamic la nuit du 2 mars 1970.

«Il m’est arrivée d’étranges hasards et coïncidences dans ma vie jusqu’ici», observe-t-elle.

La dernière expérience est d’ailleurs digne d’un film. Il y a 50 ans, Claire Bergeron correspondait avec un jeune Belge promis à une carrière dans la diplomatie. Au moment d’écrire son premier roman, l’auteure avait absolument besoin d’un nom belge pour le médecin qu’allait épouser son héroïne. «Le seul que je connaissais était celui de mon ancien correspondant!»

Ce monsieur André, ayant été depuis secrétaire à l’Union européenne, a découvert le roman de son ex-correspondante québécoise dans une librairie de la Côte d’Azur, où il habite. «Nous avons repris notre correspondance, mais cette fois par courriels. Sa famille a connu un destin incroyable. Il vient d’ailleurs me visiter pour la première fois la semaine prochaine.»

Histoire à suivre.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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