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Des dizaines d’espèces en péril, mais beaucoup d’efforts déployés

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Des dizaines d’espèces en péril, mais beaucoup d’efforts déployés

ENVIRONNEMENT. Seulement sur le territoire du Parc de la Rivière-des-Mille-Îles, 83 espèces ont été recensées comme étant en péril par un des paliers provincial ou fédéral.

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Elles comprennent autant des plantes, poissons, oiseaux, amphibiens, reptiles et mammifères.

«C’est le nombre d’espèces qu’on sait et qu’on connaît. Mais, dans les faits, c’est beaucoup plus», indique Martin Duquette, éco-conseiller à Éco-Nature et spécialiste en entomologie.

Dans ce refuge faunique constitué de 10 îles couvrant 26,2 hectares et terres privées appartenant aux villes de Laval, Rosemère et à Éco-Nature, beaucoup d’énergie est déployée pour protéger l’habitat d’espèces.

Par ailleurs, des actions sont aussi mises de l’avant pour agrandir le refuge faunique jusqu’à 300 hectares, ce qui comprendrait toutes les municipalités autour de la rivière. L’agrandissement de ce territoire d’une grande richesse écologique s’inscrirait avant tout dans la perspective de protéger l’habitat des espèces, qui s’affaiblissent lorsque celui-ci est altéré ou carrément détruit.

Opération de sensibilisation

Depuis 2010, Éco-Nature a mis en place un réseau d’observation de tortues chez les riverains, pour tenter de préserver les tortues serpentines et géographiques, considérées comme vulnérables.

Dès qu’un citoyen voit un de ces deux reptiles, il peut communiquer avec l’organisme qui envoie des spécialistes sur place. Avec l’accord du propriétaire, un grillage antiprédation est alors installé sur le nid pendant environ un an.

Après une hausse de mortalités des tortues sur les chaussées, quelques panneaux de traverse de tortues ont été installés depuis quelques années, à différents endroits sur le territoire, afin d’avertir les automobilistes de leur présence. Même alerte sur la rivière pour les plaisanciers: des bouées sont mises en place chaque printemps pour les avertir des zones de lézardage de ces reptiles, afin de ne pas les déranger.

Par ailleurs, beaucoup de sensibilisation est faite avec les riverains et les pêcheurs en ce qui a trait à la biodiversité végétale et animale présente sur le territoire.

Espèces envahissantes ou exotiques

Une autre problématique observée ces dernières années au Parc est l’augmentation des espèces envahissantes ou exotiques. Que ce soient des poissons rouges d’aquarium, des moules zébrées ou des étourneaux, ils s’adaptent à n’importe quel environnement et créent des déséquilibres dans les habitats qu’ils colonisent.

Provenant des États-Unis, les tortues à oreilles rouges retrouvées en animalerie sont fréquemment vues dans le Parc, étant remises à tort dans la nature par des citoyens. Cette bête peut dépasser les 40 centimètres de longueur à l’âge adulte et vivre plus de 50 ans en captivité.

L’agrile du frêne est un insecte en provenance d’Asie orientale par l’exportation de bois. Les hivers québécois n’ont pas eu raison de lui et, ici, il ne trouve aucun prédateur. Décimant les frênes, il a été identifié dans au moins 34 pièges sur 66 installés au cours de la saison estivale, en 2014.

Le roseau commun (phragmite) est une espèce envahissante de plus en plus présente à Laval. Il a pris la place de la quenouille et on peut notamment le voir en bordure des routes et où les sols ont été remaniés. Éco-Nature déploie des efforts pour le contrôler, notamment aux pourtours des marais à Rosemère, mais sans l’éradiquer, pour ne pas bouleverser le milieu humide qu’il domine et assèche rapidement.

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