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Des «Brigands» encore bien actuels pour l’OBQ

Culture

Des «Brigands» encore bien actuels pour l’OBQ

SORTIE. Avec Les Brigands, l’Opéra Bouffe du Québec (OBQ) présente la plus imposante production de son histoire, Jacques Offenbach ayant imaginé, avec son humour célèbre, une histoire de pouvoir, complot et d’argent mettant en scène une importante distribution.

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Éric Thériault, Samira Tou, Isabeau Proulx-Lemire, Charles Prévost-Linton, Geneviève Bastien et Richard Fréchette mènent une ligne de front de 14 solistes, qui sera soutenue par le chœur de 30 voix et les 13 musiciens de l’orchestre de l’OBQ.

«Cette opérette demande le double de solistes d’une production habituelle, indique Simon Fournier, directeur artistique de l’Opéra Bouffe du Québec. C’est pourquoi elle est très rarement reprise, à part par quelques troupes comme la nôtre, qui mélangent artistes professionnels et bénévoles.»

Garder l’essentiel

L’opéra-comique Les Brigands possède tous les éléments d’un bon western avec ses bons et ses méchants.

Un groupe de criminels vit dans les montagnes et privilégie particulièrement les enlèvements. Il finit par mettre la main sur un courrier annonçant qu’à l’issue d’un mariage à la cour de Grenade, le solde d’une dette de 3 millions $ sera transporté en Espagne. Dès lors, le chef des brigands, Ernesto Falsacappa ourdit un plan impliquant sa fille qui tentera d’usurper l’identité de la princesse promise, question de mettre la main sur la dot alléchante, en allant à la rencontre du Prince et sa délégation.

À la mise en scène, Sébastien Dhavernas a adapté le récit aux couleurs d’aujourd’hui, tout en respectant les noms des personnages et les orchestrations d’origine. N’empêche, les brigands sont devenus une bande de motards criminalisés, les aristocrates vivant une fin de régime correspondant à nos politiciens modernes.

«Les airs se succèdent à un rythme d’enfer, souligne Sébastien Dhavernas, qui en est à sa seconde collaboration avec l’OBQ. Un gag n’attend pas l’autre et c’est plein de rebondissements. Les personnages ont tous des failles. Ainsi, le chef terrible des motards se fait pourtant mener par le bout du nez par sa fille. Je me suis amusé à créer une espèce de fête très colorée avec des chorégraphies originales et des jeux d’éclairages efficaces.»

Parallèle intéressant

Quand il compose cette oeuvre en 1869, Offenbach n’est plus au faîte de sa gloire. La guerre gronde au loin. Alors que s’achève le règne de Napoléon III, les Parisiens reprochent au musicien la frivolité de ses opérettes pendant que l’armée prussienne s’approche à grands pas.

«Le thème du Chœur des carabiniers qui est repris dans chacun des actes annonce le bruit des bottes», remarque Sébastien Dhavernas.

«C’est un propos très actuel, continue Simon Fournier. Des politiciens dilapident l’argent du peuple pour leur plaisir. Aujourd’hui, on dirait qu’Offenbbach s’attarde autant aux criminels en cuir qu’à ceux en cravate.»

L’Opéra Bouffe du Québec présente «Les Brigands», une opérette de Jacques Offenbach, mise en scène de Sébastien Dhavernas, les 12, 13, 14 novembre, à 20h, ainsi que les 14 et 15 novembre, à 15h, à la Maison des arts de Laval (1395, boulevard de la Concorde Ouest). Information: 450 667-2040.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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