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Départs massifs d’infirmières à prévoir: la région n’en serait pas exclue

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Départs massifs d’infirmières à prévoir: la région n’en serait pas exclue

SANTÉ. Si on se fie aux résultats du sondage réalisé pour la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), près de 50 % des membres de plus de 50 ans ont l’intention de prendre leur retraite d’ici 3 ans à supposer que le gouvernement s’entête à modifier le régime de retraite des employés de l’État, une réalité que pourrait vivre un bon nombre de travailleurs du réseau de la santé lavallois.

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Même si elle est à la tête d’une autre organisation syndicale, Isabelle Dumaine, présidente du Syndicat des infirmières, inhalothérapeutes et infirmières auxiliaires de Laval (SIIIAL-CSQ) reconnaît que les résultats pourraient aussi être représentatifs des préoccupations et inquiétudes exprimées par ses membres. Son syndicat regroupe quelque 2100 membres à l’emploi du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS).

«Nous aussi, nous avons été interpelés par rapport aux demandes du gouvernement», indique Mme Dumaine, qui a signifié de manière catégorique récemment en négociation avec le gouvernement qu’il n’était pas question de toucher aux Régimes de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics (RREGOP).

En tout, 26 % des membres du SIIIAL-CSQ ont 50 ans et plus. «Je peux vous dire qu’on a eu beaucoup d’appels, de questionnements et de membres nous disant que oui, si le gouvernement se dirige vers cela, ils pourraient devancer leur retraite», laisse savoir la présidente.

Se diriger vers un mur

La présidente de la FIQ, Régine Laurent, est très inquiète de la situation, car si ce que les 602 membres de la Fédération âgés entre 50 et 64 ans ont répondu est vrai, le système de santé se dirige dans le mur selon elle.

«Martin Coiteux va rendre le réseau de la santé encore plus malade et mettre en péril la qualité et la sécurité des soins aux patients s’il persiste», a-t-elle lancé dimanche.

«Ça représenterait des départs massifs de 7500 infirmières en pleine période de pénurie d’infirmières auxiliaires, d’inhalothérapeutes et de perfusionnistes», a ajouté Mme Laurent.

En 1997, les réformes du gouvernement de Lucien Bouchard avaient forcé 6000 infirmières à prendre leur retraite. D’après Régine Laurent, on ressent encore les effets de ces mesures.

 

Résultats du sondage auprès d’un échantillon représentatif de 602 membres de la FIQ âgées entre 50 et 64 ans

61 % sont influencés par la mesure faisant passer l’âge de la retraite de 60 à 62 ans à compter de 2017;

71 % déplorent la pénalité pour une retraite anticipée de 4 à 7,2 % par année;

64 % expliquent être influencés par le changement dans la façon dont la rente est calculée, en tenant compte du salaire moyen des huit dernières années plutôt que des cinq, comme c’est le cas présentement. Les pertes de revenu de retraite seraient de 9500 $ par année pour une infirmière de 58 ans avec 31 années de service.

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