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Critique contredite pour la candidate de la CAQ

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Critique contredite pour la candidate de la CAQ

ÉLECTION. La candidate de Fabre pour la Coalition Avenir Québec (CAQ), Carla El-Ghandour, a tenu un point de presse pour, entre autres, lancer des flèches à son adversaire Monique Sauvé, représentant le Parti libéral du Québec.

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Elle est revenue sur des déclarations que Mme Sauvé avait émises et ayant été publiées dans le Courrier Laval récemment.

«Mme Sauvé semble avoir mélangé ses dossiers», a déclaré Carla El-Ghandour, le 30 octobre, aux côtés du député du comté de Groulx et porte-parole du deuxième groupe d’opposition responsable de la région de Laval, Claude Surprenant.

«Contrairement à ce qu’elle a avancé cette semaine, les 700 maisons qu’elle souhaite sauver, qu’elle promet de sortir de la zone 0-20 ans, le sont déjà. Ces maisons ont retrouvé leur cote de crues 20-100 ans cette année. La candidate libérale devrait savoir que la Ville de Laval a investi plus de 1 million de dollars, en 2014, pour mener une étude détaillée sur le dossier, ce qui a permis au ministère de l’Environnement de procéder à une révision des cotes de crues.»

Elle a ajouté dans son allocution que le «problème était déjà réglé», mais reconnaissait qu’il restait encore du chemin à faire dans ce dossier.

«Je suis au courant du dossier, contrairement à mon adversaire libérale. Plutôt que de régler un problème imaginaire, je vais me rendre utile à la ville de Laval.»

Minimum 700 maisons

Jeanne Tremblay, présidente du Comité des citoyens de Laval-Ouest (CCLO), s’est dite surprise des déclarations de Mme El-Ghandour, qui n’a jamais contacté son organisation, contrairement à Monique Sauvé, qui s’est assise avec les membres pour entendre leurs préoccupations.

«Mme Sauvé et M. Jibril Akaaboune Le François (Parti québécois) sont bien au courant du dossier, mais nous n’avons jamais vu cette candidate, indique Mme Tremblay. Le problème est loin d’être réglé, contrairement à ce qu’elle dit. Il reste un paquet de maisons dans la zone 0-20 ans, dont la mienne. Je peux vous présenter plein d’autres personnes qui vivent la même situation que moi.»

Précisons que Mme El-Ghandour, lors de son point de presse, a manifesté son intérêt de rencontrer le comité de citoyens prochainement.

Différents intervenants

À la pointe lancée par son adversaire, Monique Sauvé ajoute que pour bien saisir l’enjeu, elle a discuté non seulement avec CCLO, mais également avec les conseillers municipaux qui travaillent sur le dossier ainsi que le député provincial Jean Habel.

«Je ne répliquerai pas à Mme El-Ghandour, mais je me ramène à ce que le CCLO me dit, indique la candidate libérale. On me dit que des citoyens vivent encore des difficultés. Je me base sur cette organisation, qui a fait une recension des faits et des réalités des résidents.»

La problématique persiste

Une partie de la zone riveraine de l’ouest de Laval est toujours frappée de sévères restrictions, dont l’interdiction de construire en terrain vacant, ce qui diminue considérablement la valeur des résidences.

«Il reste minimum 700 maisons dont le terrain se situe encore dans la zone 0-20 ans et dont les propriétaires ne peuvent rien faire bâtir, indique la présidente du CCLO. À part faire des pique-niques, ces gens-là ne peuvent pas se servir de leur terrain. Nous, on défend leur droit.»

Notons que tout autant de familles (700) ont été exclues de la nouvelle carte de zone inondable de la Ville, en avril.

90 %

Malgré la révision des cotes de crues cette année, 90% des gens concernés demeureront dans la zone 0-20 ans, explique Christian Auger, du CCLO.

«C’est une erreur de croire que les problèmes sont réglés avec la révision des cotes», reconnaît-il.

Plusieurs centaines de maisons s’étaient retrouvées en zones inondables à la suite d’un décret gouvernemental en 2013, alors qu’elles ne l’étaient pas auparavant.

Rappelons que suite au rapport Dupuis qui avait pour mandat la révision des cotes de crues pour la Ville, une partie d’entre elles a été sortie de cette zone, mais pas complètement.

«Cette révision ramène les cotes de crues à un niveau moins arbitraire que cela avait été fait précédemment, ajoute M. Auger. Les méthodes qui avaient été utilisées en 2005 augmentaient de manière importante la quantité de résidences en zone de 20-100 ans et plusieurs des résidences qui étaient dans la section 20-100 ans passaient au 0-20 ans, ce qui impliquait des règles trop strictes et inutiles pour l’environnement.»

Au final, l’étude aura coûté un peu plus d’un million de dollars à la Ville de Laval qui, depuis 2005, contestait la nouvelle cartographie adoptée par Québec.

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