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Au bout du rouleau, Guillaume Giroux quitte son poste d’entraîneur

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Au bout du rouleau, Guillaume Giroux quitte son poste d’entraîneur

Contrairement aux rumeurs qui circulaient, Guillaume Giroux n’a pas été limogé de son poste d’entraîneur de la formation féminine de basketball collégial AAA des Nomades du Collège Montmorency. Il a décidé de quitter, question de refaire le plein.

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«Ça faisait trois ans que ça mijotait dans ma tête. Je voulais me retirer, car ça devenait difficile de travailler la nuit et diriger une équipe de ce calibre. J’étais épuisé, fatigué», confie-t-il dans une entrevue téléphonique accordée au Courrier Laval. «J’étais au bout du rouleau. Je ne pouvais plus combiner les deux: mon emploi et le poste d’entraîneur de la meilleure équipe au pays», ajoute celui qui a failli quitter au terme de la conquête de la médaille d’or en 2006.

Il a renoncé à cette idée, car il ne voulait pas abandonner cette jeune formation. Il craignait qu’on le juge sévèrement. «Je ne pouvais pas laisser une équipe avec plusieurs jeunes. Je ne pouvais pas faire cela aux filles, des filles que j’avais recrutées.»

Il a annoncé la nouvelle à la fin du mois de mars lors de la dernière réunion avec ses protégées. «J’ai pleuré. C’est difficile de quitter Momo», lance-t-il humblement.

Ce dernier ne voulait pas quitter sans donner des références d’entraîneurs pour lui succéder. «J’ai donné des noms à Michel Blanchet comme Martin Gagnon et Frédéric Gagnon (aucun lien de parenté entre les deux). J’ai déjà travaillé avec Martin Gagnon.»

Même s’il quitte les Nomades de Momo, Giroux ne ferme pas la porte complètement. «Je pourrais peut-être agir comme adjoint avec l’équipe masculine ou consultant pour Montmorency. J’aimerais rester près du basketball. J’ai eu des offres comme adjoint à l’Université McGill et à l’UQAM.»

Palmarès éloquent

Au cours des six dernières années, le palmarès de Guillaume Giroux à la barre de la formation féminine de basketball des Nomades est éloquent! Il a conduit ses filles à une fiche étincelante de 83 victoires et 13 revers en saison régulière. Il a mené ses protégées à trois conquêtes de la médaille d’or aux championnats canadiens et une médaille de bronze. Il a également dirigé ses troupières à deux titres québécois, deux médailles d’argent et une de bronze aux championnats provinciaux.

Certes, Guillaume conserve d’excellents souvenirs de son passage à Montmorency. «Ça va faire cliché, mais au-delà des championnats, mon plus beau souvenir est d’avoir travaillé avec des athlètes de haut niveau et dévouées. Ce sont les meilleures au Québec, les meilleures au Canada», soutient-il. «Ces filles sont venues à Momo pour gagner. Même si nous n’avons pas gagné de titre, je suis fier de mon équipe cette année», poursuit-il.

Quand le Courrier Laval lui a demandé de nommer ses cinq meilleures joueuses au fil des ans, il a répondu : «Je pourrais en nommer facilement 12. J’ai trop peur d’oublier des noms», admet-il. En insistant un peu, il a dévoilé trois noms qui ont marqué son passage à Montmorency. «Marianne Fortier vient en tête de liste pour son leadership. Elle est le genre de joueuse dont tout entraîneur rêve. Audrey Latendresse et Jessica Saintot m’ont fait gagner trois médailles d’or», termine-t-il.

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