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Artiste amateur et découvreur d’épave professionnel

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Artiste amateur et découvreur d’épave professionnel

NOS GENS. Pendant 55 ans, Gilles Brisebois a plongé dans le fleuve Saint-Laurent et l’océan à la recherche de trésors oubliés. Aujourd’hui, l’homme de 82 ans couche ses aventures sur papier, tout en créant des oeuvres d’art pour se désennuyer.

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Depuis le 1er octobre, un ensemble hétéroclite de pièces de métal orne son terrain du boulevard Daniel-Johnson, près de la rivière des Prairies. L’oeuvre d’art contemporain tourne sur un socle pour offrir un visage différent selon le désir de son créateur.

À l’intérieur se trouvent deux répliques minutieuses du vaisseau de guerre Tilbury et ses 60 canons. Le navire britannique a sombré en 1757, en voulant attaquer la forteresse française de Louisbourg.

Aidé d’un ami, Gilles Brisebois a découvert les restes du navire britannique au large du Cap Breton, en Nouvelle-Écosse, en juillet 1986. Un parchemin du Receveur d’épaves du Canada atteste l’authenticité de l’exploit fait au nez des plongeurs des Maritimes.

«À notre arrivée là-bas, un pêcheur m’avait approché en me disant: « cherchez-vous le trésor? » raconte-t-il. Il désignait un brisant à 200 pieds au large de la côte. Pendant longtemps, nous avons jeté l’ancre sur l’épave sans même nous en douter.»

Passion dévorante

Gilles Brisebois a grandi sur une ferme à Roxton Falls. Pour pouvoir apprendre à nager avec ses frères, il construira un barrage sur la rivière traversant la propriété familiale, question de faire monter suffisamment le niveau de l’eau.

Plus tard, le bricoleur émérite va pratiquer le débosselage à Montréal durant l’hiver et partir l’été pour la côte Est, afin de s’y livrer à la récupération sous-marine. Au fil du temps, il trouvera des canons exposés à Percé, une assiette emportée intacte par un tsunami, la cloche d’un destroyer américain et bien d’autres trésors sortis des abysses.

«Je suis né un 12 mars, sous le signe du poisson, dit-il, pince-sans-rire. Ça explique peut-être mon amour de l’eau.»

L’homme se tient debout devant la table de salon qu’il a conçue lui-même. La base provient d’un pétrolier du milliardaire grec Aristote Onassis et le support de compas d’un cargo découvert sur la Côte-Nord. En 1966, il avait failli perdre la vie dans ce coin de pays à la suite d’un accident.

Art et musique

Après une douzaine d’années dans les garages montréalais, la pollution aura raison de Gilles Brisebois qui déménagera dans une maison de Chomedey avec son épouse et ses deux garçons. Adeptes de plongée sportive, ces derniers ont hérité de sa passion pour les palmes et bonbonnes d’oxygène.

Par la suite, il travaillera au traitement de l’eau à la Place Bonaventure pendant 25 ans. Le chêne utilisé pour ses sculpture provient d’ailleurs en partie des restes de travaux de finition du plafond du célèbre complexe montréalais.

Quand il ne peint ou ne sculpte pas sa prochaine oeuvre improvisée, l’octogénaire s’assoit au piano pour pousser quelques notes de musique. Il espère la sortie de ses mémoires pour le Salon du livre de Montréal à l’automne 2016.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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