Mis à jour le 21 février 2026 à 08h43
L’artiste montréalaise en arts visuels Julie Roch-Cuerrier réalisera au coût de 500 000 $ une oeuvre d’art public qui prendra racine sur le parvis de la nouvelle cour municipale lors de son inauguration au printemps 2027.
Si le contrat a été dûment approuvé par le conseil municipal lors de la séance statutaire de février, son œuvre intitulée «Libra» avait été retenue à l’unanimité le 15 décembre 2025 par les membres du comité de sélection formé par la division Art et patrimoine du Service de la culture, des loisirs, du sport et du développement social.
Deux jours plus tard, le 17 décembre, lors d’une séance à huis clos, le comité exécutif convenait d’abolir la Politique municipale d’intégration de l’art public aux bâtiments et sites municipaux dans le cadre de laquelle ce concours avait été lancé à l’hiver 2025.

Engagement respecté
«On souhaite respecter nos engagements envers les artistes», a rappelé l’élue Christine Poirier lors des échanges entourant l’adoption de la résolution notamment marquée par la dissidence des élus d’Action Laval, Isabelle Piché et David De Cotis, qui jugeaient le prix «exagéré».
La valeur du contrat représente moins d’un pour cent (0,96 %) du coût de construction de l’édifice actuellement en chantier sur le terrain de l’hôtel de ville.
Cela dit, la facture aurait été tout autre si la Politique, officiellement abolie en assemblée extraordinaire le 22 décembre, était toujours en vigueur aujourd’hui. La Ville aurait alors dû investir la somme de 915 250 $, soit l’équivalent de 1,75 % des 52 300 000 $ que coûtera le futur bâtiment.
Rappelons que la suppression de cette politique municipale – par un vote majoritaire de 17 voix contre 5 – avait été justifiée par la hausse importante des coûts de construction des infrastructures municipales dans un contexte budgétaire difficile. L’objectif était de dégager une marge de manœuvre pour investir davantage dans l’entretien et la mise à niveau des routes et réseaux souterrains.
Trois versements
Une première tranche de 150 000 $ sera versée à l’artiste dans les 60 jours suivant la date de signature du contrat. Un second versement, celui-là de 250 000 $, suivra dès la réception et l’acceptation par la Ville d’un rapport d’étape témoignant de l’avancement des travaux.
Quant au dernier montant de 100 000 dollars, équivalant à 20 % de la somme totale, il est payable dans les 30 jours de l’acceptation finale de l’œuvre.
À propos de l’artiste
Dans le sommaire décisionnel daté du 26 janvier dernier, émanant de la division Art et patrimoine du Service de la culture, on dépeint Julie Roch-Cuerrier comme une artiste «dont le travail explore la capacité des matières à être porteuses d’interactions sociales par une approche qui met en relief des perspectives sensibles, écologiques, sociales et historiques».
Boursière du Conseil des arts du Canada, elle détient une maîtrise en arts visuels du Royal College of Art de Londres. On retrouve, entre autres, ses œuvres dans de prestigieuses collections, dont celle du National Glass Centre au Royaume-Uni.
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