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Alexandre Duplessis et plusieurs conseillers auraient servi de prête-noms

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Alexandre Duplessis et plusieurs conseillers auraient servi de prête-noms

Me Jean Bertrand, l’ex-représentant officiel du parti PRO des Lavallois, a lancé une bombe en affirmant, jeudi après-midi à la commission Charbonneau, que le maire Alexandre Duplessis et la majorité des conseillers municipaux auraient servi de prête-noms.

De 1997 à 2010, ils se seraient fait rembourser des centaines de milliers de dollars en contributions au parti du maire Gilles Vaillancourt grâce à de l’argent comptant fourni par des firmes d’ingénieurs. Ces élus savaient qu’il s’agissait d’un geste illégal puisque Me Bertrand lui-même leur disait.

Ce dernier aurait donné de l’argent aux conseillers municipaux: Jacques St-Jean (pour lui et son épouse), Georges Gauthier, Jean-Jacques Beldié, Jean-Jacques Lapierre, Benoit Fradet, Michèle Major, Jocelyne Guertin, Basile Angelopoulos, Yvon Bromley, Sylvie Clermont, Lucie Hill-Laroque, Michele Destroismaison, Francine Légaré, André Boileau, Denis Robillard, Claire LeBel, Ginette Grisée, Madeleine Solazzo, Ginette Legault-Bernier, Normand Girard et Alexandre Duplessis. L’actuel maire aurait eu recours à son beau-père comme prête-nom.

Il a affirmé qu’un seul d’entre eux a toujours refusé de participer. Il s’agit de Robert Plante.

Par ailleurs, Me Bertrand mentionne ne pas avoir approché deux élus de 2009, Mme France Dubreuil et Martine Beaugrand, croyant que le système tirait à sa fin.

Au moment d’écrire ces lignes, le maire Duplessis n’avait pas retourné nos appels pour commenter les propos de Me Jean Bertrand.

Pas de commentaire

La Ville a émis un communiqué en fin d’après-midi. «Nous prenons connaissance des propos tenus par un témoin à la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction (CEIC). Suite à ces allégations, nous réitérons que nous collaborons depuis le tout début avec les enquêteurs de la Commission. Plusieurs conseillers auront d’ailleurs l’occasion d’émettre leurs commentaires lors de prochaines audiences publiques.» Aucune entrevue, ni commentaire ne seront émis.

Tout autre discours

Rencontré par le Courrier Laval mardi en soirée, Alexandre Duplessis n’en démordait pas. Il n’était pas au courant du système de corruption et de collusion qui régnait à Laval.

Il a réitéré que personne du comité exécutif n’était au courant des activités qui ont valu à l’ancien maire Vaillancourt des accusations d’abus de confiance, de recyclage de produits de la criminalité, de gangstérisme et d’avoir chargé un tiers de commettre un acte criminel.

«Il n’y avait aucune chance, ni de près ni de loin, de savoir s’il y avait de la malversation, des dons, de la collusion. Pour nous le comité exécutif, c’était impossible de le voir. On siège sur des résolutions proposées par la direction générale», souligne celui qui est membre du comité exécutif depuis 2005.

Le comité marchait dans le stratagème?

Pourtant, selon La Presse qui a obtenu une copie du dossier policier du projet Honorer, «le comité exécutif de Ville de Laval marchait dans le stratagème de système de corruption et de collusion en créant des «addenda» a posteriori lorsque les ingénieurs se trompaient au détriment des entrepreneurs. Ce système était tellement bien rodé à Laval qu’il existait même un registre du partage des soumissions».

«Le comité exécutif n’a jamais été témoin de collusion, jamais en 100 ans», insiste-t-il.

Surpris, trahi, déçu

Au fil des témoignages et révélations à la commission Charbonneau, M. Duplessis dit en apprendre à tous les jours et passer par toute la gamme des émotions.

«Je suis surpris, déçu. Je me suis senti trahi. C’est de l’incompréhension! M. Vaillancourt avait un côté sombre que je ne connaissais pas», avoue-t-il.

Arrestation de Serge Duplessis

Serge Duplessis, de Dessau, qui a été arrêté en compagnie de l’ex-maire et de 35 autres personnes, est le cousin du père d’Alexandre Duplessis. «Je ne l’ai jamais croisé à Laval. Je ne l’ai jamais vu dans des activités. Son arrestation à Boisbriand il y a un an m’a surpris tout comme celle du 9 mai», raconte-t-il, visiblement mal à l’aise. Rappelons que Roger Desbois, ingénieur à la retraite de Tecsult, a confirmé que la collusion a régné dans les appels d’offres à Laval entre firmes de génie-conseil, et que Serge Duplessis était l’interlocuteur chez Dessau.

Lettre aux employés

Avec tout ce qui se dit à la commission Charbonneau, le maire intérimaire s’est adressé aux employés municipaux par le biais d’une lettre signée de sa main, datée du 22 mai.

Ce dernier dit qu’il est persuadé que les propos entendus devant la juge Charbonneau ne visent que quelques individus et que la grande majorité de son personnel ignorait l’ampleur de la collusion et de la corruption.

«Nous découvrons jour après jour que des gens près de nous, en qui nous avons mis notre confiance, nous ont bernés. Nous sommes sous le choc, je dirais même que nous sommes scandalisés», écrit-il.

Dans ce document d’une page, M. Duplessis n’a fait aucune allusion à Gilles Vaillancourt.

Autre texte à lire: Alexandre Duplessis dans la course à la mairie.

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