Un boogie-jazz du tonnerre
Les styles distincts de Michael Kaeshammer et de Harry Manx ont donné lieu à une fusion plus que réussie, transformant leur performance en dialogue musical plus vrai que nature dans cette deuxième partie, la première étant assurée en solo. C'est avec un boogie woogie que Kaeshammer a accueilli le public le 4 décembre dernier, dans une salle André-Mathieu comble, en formule intime. L'humour à l'anglaise était au rendez-vous; le guitariste/cithariste Harry Manx (photo) a assuré qu'une de ses pièces était bien «Don't forget to miss me» et non «Don't forget the whisky», tel que demandé par un fan à la radio. Autre exemple: une chanson ne manquant pas d'originalité, ayant pour thème la jambe amputée de Sarah Bernhardt. Le jazzman Michael Kaeshammer a démontré un doigté ingénieux et faisait penser à un homme-orchestre, tapant tantôt du pied, jouant tantôt du tambourin, puis grattant les cordes, tout en jouant au piano ou au synthétiseur. (V.D.)
(Photo: Martin Alarie)