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Oui, mais concrètement?

Initiatives de détaillants et gestes simples pour la réduction des déchets

par Nathalie Villeneuve
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Article mis en ligne le 13 juillet 2008 à 16:12
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Oui, mais concrètement?
Le nouveau Code volontaire de bonnes pratiques sur l'utilisation des sacs d'emplettes vise la réduction de la distribution de sacs de plastique dans les commerces de détail. (Photo: Marc-André Ménard)
Oui, mais concrètement?
Initiatives de détaillants et gestes simples pour la réduction des déchets
Les auditions, les mémoires, les rapports et les études sur la gestion des déchets ont de quoi repousser les plus terre à terre, qui demandent: «Oui, mais concrètement?» Des initiatives réalistes de la part de commerçants et des gestes simples adoptés par les citoyens commencent à faire une différence.
En septembre 2007, des partenaires des secteurs privé, public et associatif créaient la Table pour la récupération hors foyer. Le système de collecte sélective dans le secteur résidentiel donne de bons résultats, ont constaté ces initiateurs, mais il n’existe pas de système organisé, à grande échelle, pour la collecte sélective dans les lieux publics, les bars, les restaurants et les hôtels.

Cette absence occasionne l'enfouissement de matières qui pourraient être recyclées. Les contenants à remplissage unique non consignés comme les bouteilles d'eau et de jus, par exemple, sont tout spécialement visés.

La quinzaine de membres de la Table, dont la SAQ, Provigo et Recyc-Québec, ont mis sur pied, en février dernier, un programme pour lequel ils contribuent à hauteur de 6 M$ sur trois ans. Les subventions permettent l'achat d'équipement de récupération et le paiement de services de collecte sélective à l'extérieur des foyers.
Lieux publics, bars, restos, hôtels
Le programme comporte trois volets, explique Sophie Bergeron, directrice des communications de la Table. Un premier volet s'adresse aux organismes municipaux et aux MRC, pour les équipements dans les lieux publics.
Un second volet permet aux municipalités d'inclure des petits et moyens établissements (hôtels, bars, restaurants) dans le circuit de collecte sélective existant. Un succès story, déjà: la ville de Percé, qui intègre 150 établissements à son service de collecte.

Un dernier volet rejoint les gros établissements. Dans ce cas, la subvention de 1000 $ est remise à une entreprise de collecte certifiée. 800 $ sont retournés sous forme de crédit à l'établissement, qui bonifie son contrat de collecte d'ordures par une de collecte de matières recyclables.

Le 200 $ peut paraître modeste, pour l'entreprise qui se charge de la collecte, admet Mme Bergeron. L'objectif est de donner «une impulsion». Il s'agit ensuite, pour l'entrepreneur, de contacter d'autres établissements pour rentabiliser la récupération du plastique, verre et métal qu'il recueille.
Laval embarque
À ce jour, une vingtaine d'établissements sont convertis, à l'échelle du Québec. Les chaînes Saint-Hubert, Cora et Paccini se montrent intéressées.
«Jeudi (26 juin), je rencontre les gens de Ville de Laval, qui ont créé une coopérative qui fera le tour des établissements, confie Mme Bergeron. On veut développer avec eux un projet pilote avec leurs gros hôtels, Centropolis...»
Sacs réutilisables, s.v.p.
En avril dernier, une autre initiative prenait forme, afin de limiter la distribution de sacs d'emplettes en plastique. Le Code volontaire de bonnes pratiques sur l'utilisation des sacs d'emplettes, signé par plusieurs regroupements de détaillants, est appliqué en partenariat avec Recyc-Québec, sur une période de quatre ans (avril 2008 à mars 2012).

Ces deux initiatives sont saluées par la Commission sur les transports et l'environnement qui publiait, le 10 juin, son rapport sur la gestion des matières résiduelles.

Elle préconise également une mesure facile à mettre de l'avant par le simple citoyen: l'herbicyclage, qui consiste à laisser les rognures de pelouse au sol, après la tonte.

À Laval, la patrouille verte a accompli un travail de sensibilisation en ce sens, au cours des deux dernières années. Un feuillet informatif était distribué aux résidents qui mettaient leurs rognures en bordure de rue, dans des sacs.

«9000 feuillets ont été distribués l'an dernier», précise Scarlett Van Blaeren, coordonnatrice d'Action Environnement. Sur l'ensemble des ménages ayant reçu un avis, 48 % ont cessé de jeter leur gazon coupé. Cette proportion passe à 63 % pour ceux qui ont reçu un second avis. Près de 90 % du territoire lavallois a été ratissé par la patrouille, qui pourrait reprendre du service cette année.
> Pour de l'information sur l'herbicyclage: www.ville.laval.qc.ca, onglet Environnement. Cliquer sur «Pelouse sans pesticide», dans le menu de droite.

> On peut consulter tous les articles sur la gestion des matières résiduelles en ligne au www.courrierlaval.com.



PHOTO: sac 130708

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