À droite sur la photo, le directeur aux partenariats à l’ACEE, Marc St-Pierre, en présence du directeur régional de Bell Canada Robert Raymond, du président et du directeur des opérations chez Digico Réseau Global, Michel S. et Jacques-Étienne Côté.
(Photo: Martin Alarie)
Les entrepreneurs invités à investir dans la relève
L’Association des clubs entrepreneurs étudiants en campagne de financement
L’Association des clubs entrepreneurs étudiants du Québec (ACEEQ) exploite un excellent filon pour soutenir une ambitieuse campagne de financement, dont l’objectif est d’amasser 600 000 $ d’ici les trois prochaines années.
De passage à Laval mardi dernier, le directeur aux partenariats à l’ACEE, Marc St-Pierre, entouré de ses principaux alliés, a touché une corde sensible des entrepreneurs, en rappelant que la mission de son organisation visait essentiellement à les aider à assurer la pérennité de leur entreprise.
Urgence d’agir
«Notre mission mérite certainement d’être poursuivie et appuyée par les entrepreneurs de la région, car il est impératif de tout mettre en œuvre pour faire émerger la relève et améliorer, du coup, le taux d’activité entrepreneuriale ici et partout au Québec».
Insistant sur l’urgence de la situation, Marc St-Pierre donne à entendre que la planification de la relève est le talon d’Achille des entrepreneurs québécois. À preuve, plus de la moitié d’entre eux n’ont actuellement aucun plan de relève, ce qui est inquiète d’autant plus lorsqu’on considère que 70 % des gens d’affaires prendraient leur retraite avant 2017.
Une flamme à attiser
L’un des moyens proposé pour freiner cette tendance, voire renverser la vapeur, est la promotion de la culture entrepreneuriale dans les établissements d’enseignement postsecondaire et le développement du potentiel entrepreneurial, tant chez les étudiants fréquentant les cégeps et les universités que les centres de formation professionnelle.
Spécialiste en recherche de cadre et gouverneur à l’ACEE, Jean Métivier a pour sa part indiqué que les clubs entrepreneurs étudiants permettaient aux jeunes de côtoyer des mentors, d’exercer des choix de carrière plus éclairés et d’envisager la possibilité de mettre un jour le pied à l’étrier de l’entrepreneuriat. «Il y a une guerre de talents au Québec depuis dix ans pour combler des postes de direction», a-t-il témoigné au sujet de la pénurie de candidats qui sévit actuellement.
Également gouverneur, l’ex-directeur général du Cégep Montmorency a indiqué que les jeunes possédaient naturellement l’esprit d’entreprise. «À 16-17 ans, le goût du risque et d’innover est plus présent qu’à 35 ans», dit-il. La flamme est là, il suffit simplement de l’attiser, ce que les clubs entrepreneurs étudiants se chargent de faire.
Pas tous la même chance
Outre une importante contribution financière, le principal partenaire de cette campagne qu’est Bell Canada s’engage à partager ses réseaux de contacts avec l’ACEE afin de mousser la visibilité de l’organisation, a souligné le directeur régional Robert Raymond.
Soulignons que cette rencontre de presse, qui marquait le lancement de la campagne régionale de l’Association des clubs entrepreneurs étudiants du Québec, avait lieu dans les locaux de Digico Réseau Global, une entreprise de fabrication des pièces électroniques située dans le parc industriel. Conscient que tous les jeunes n’ont pas la même chance que son fils Jacques-Étienne, qui occupe le poste de directeur des opérations au sein de l’entreprise et qui profite des enseignements du paternel, le président fondateur Michel S. Côté souscrit pleinement à la mission de l’ACEE. Ces 15 dernières années, soutient-il, cette association a permis à des milliers d’étudiants de considérer l’entrepreneuriat comme l’un des meilleurs choix de carrière.
«Investir dans la jeunesse, c’est investir dans l’avenir», renchérit le gouverneur Daniel Brisson, exhortant les gens d’affaires à donner généreusement.
Absence remarquée
Ils étaient plusieurs à assister au lancement de la campagne régionale et à s’impliquer dans cette importante cause qui profitera directement, à Laval, au Club entrepreneur étudiant du cégep Montmorency.
Étrangement, les membres de ce club, que l’on dit particulièrement «dynamique», brillaient tous par leur absence, mardi dernier.
À l’association, on minimisait l’impact de cette absence en puisqu’à la reprise des classes, les clubs doivent souvent se restructurer dû à la graduation de plusieurs de leurs membres au cours de la dernière session.
(Photo: Martin Alarie)
Fichier: ACEEQ