Astérix aux Jeux olympiques
Afin de permettre au jeune Gaulois, Alafolix, d'épouser la princesse Irina, Astérix et Obélix se rendent à Athènes dans le but d’y remporter les Jeux olympiques. Une tâche en l’apparence moins facile qu’il n’y paraît puisqu’ils n’auront pas droit cette fois à leur célèbre potion magique.
On avait déjà beaucoup entendu parler de Astérix aux Jeux olympiques – surtout en mal il faut l’avouer – depuis sa sortie en Europe. D’aucuns soupçonnaient même nos cousins français d’avoir été un peu sévères avec le film. Le film pouvait-il vraiment être si mauvais? En définitive, non. Cela dit, il souffre beaucoup de la comparaison avec les deux opus précédents (Astérix et Obélix contre César et Astérix & Obélix: Mission Cléopâtre) et ce, à plusieurs niveaux…
Il y a tout d’abord Clovis Cornillac qui, sans être dénué de talent, n’arrive pas à faire oublier Christian Clavier dans le rôle d’Astérix. Passons rapidement sur un Gérard Depardieu visiblement fatigué – ou ennuyé, c’est au choix –, un Alain Delon nous servant à outrance les deux mêmes gags pendant 90 minutes et une Vanessa Hessler se contentant d’accomplir la tâche qui lui incombe, c’est-à-dire celle d’être belle.
Restent deux acteurs principaux. Stéphane Rousseau incarnant Alafolix et Benoît Poelvoorde dans celui de Brutus. Si Rousseau est malheureusement sous-employé – malgré le talent qu’on lui connaît, on se doute bien que son «pouvoir» à s’imposer sur cette superproduction française devait être considérablement limité –, Poelvoorde offre à lui seul tout ce que le film représente de meilleur. Prêt à toutes les manigances pour gagner les Jeux olympiques, le cœur de la princesse et se débarrasser de son illustre père, le personnage est au cœur même du récit.
Un film passable au final, mais à qui la faute? Albert Uderzo lui-même qui refusa à Gérard Jugnot la possibilité d’adapter Astérix et Obélix en Hispanie avec les membres du Splendid. On ne peut que rêver à ce qu’aurait donné un film d’Astérix avec non seulement Junot, mais aussi Michel Blanc, Thierry Lhermitte et autre Josiane Balasko. Dommage.
Astérix aux Jeux olympiques – France, 2008 – de Frédéric Forestier et Thomas Langmann avec Clovis Cornillac et Gérard Depardieu. (92 minutes) 6/10
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